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La crise économique et financière mondiale: secteur Automobile Maroc PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 06 Juillet 2009 23:47

La crise économique et financière mondiale qui a mis à mal le secteur automobile de par le monde commence à montrer des signes de reprise. Les mesures de soutien et de relance engagées par le gouvernement depuis quelques mois déjà ont, paraît-il, pu amortir les effets de la basse conjoncture et bénéficier aux opérateurs du secteur. La réflexion est toujours menée par le comité mixte pour examiner la faisabilité de nouvelles mesures pour le développement de la logistique, de la formation et des exportations indirectes.



Ceci dit, les perspectives pour 2010/2011 s’annoncent prometteuses.
La crise mondiale est-elle, seule, à l’origine des dysfonctionnements et des difficultés que vivent actuellement les entreprises marocaines opérant sur les marchés extérieurs ou relèvent-ils, de simples problèmes structurels ? Ni l’un ou l’autre mais les deux, mais l’un et l’autre déclare à Al Bayane, Mohamed Ouzif, directeur permanant de l’AMICA (Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile). De son avis, les problèmes structurels sont là et l’ANAPME travaille pour accompagner les entreprises à surmonter ce genre de handicaps. Mais, explique-t-il, la crise a également son lot de répercussions socio-économiques négatives non négligeables sur le tissu automobile marocain et pire encore sur l’industrie automobile mondiale. 

L’automobile frappée de plein fouet au niveau mondial

En fait, la basse conjoncture déclenchée depuis la mi 2008 a frappé de plein fouet les constructeurs automobiles aux USA comme en Europe ou en Asie. Il aurait fallu l’intervention des gouvernements à travers l’injection des milliards de dollars pour éviter la faillite et les fermetures d’usines de des grands groupes (Général Motors, Ford, Opel, Chrysler, Toyota). Malgré la multiplicité des mesures de soutien et les plans de relance, les effectifs travaillant à titre temporaire ou permanent dans le secteur automobile ont été réduits de plus de la moitié que ce soit en France, en Allemagne, en Espagne, en Chine ou aux USA.
Au niveau national, les contre-performances conjoncturelles n’ont pas tardé à se répercuter sur l’industrie automobile, notamment les multinationales. Selon Ouzif, la baisse du marché a été perceptible surtout au niveau des fournisseurs et des exportations (dans une moindre mesure sur les ventes). Le directeur de l’AMICA estime, dans ce sens que le programme de relance proposés par le gouvernement au début de l’année 2009 a pu amortir les effets de la crise sur le secteur. C’est vrai, dit-il, qu’il y a des procédures administratives à remplir, mais l’on peut dores et déjà dire que le plan de soutien à permis à pas mal d’entreprises marocaines de maintenir la totalité de leur personnel. C’est le cas de la SMACA. Des sources syndicales (CDT) attestent que le personnel n’a pas subi de contrainte de licenciement et que le volume des exportations à l’étranger (14 pays dont l’Egypte, l’Allemagne, la Jordanie et prochainement la Tunisie) a progressé et que la production a pratiquement doublée pour se situer à 80.000 contre 42.000 unités entre 2009 et 2008. Le responsable syndicale regrette toutefois que la situation dans le secteur du câblage soit plutôt inquiétante. Plus de 50% des effectifs en ont pâti et près de 70% d’arrêts de travail sont enregistrés. Les professionnels du secteur automobile qui a fait l’objet d’une stratégie finement ficelé dans le cadre du programme Emergence pour placer le Maroc en tant que plate-forme propice aux développement de industrie automobile (Tanger Free Zone) et le positionner parmi les LCC (Low Cost Contries) ou pays à faible coût, tablent sur un regain d’activité à l’horizon 2010/2011 (projet Renault-Nissan de Tanger ou encore l’installation de Feurecia, filiale de Renault PSA qui a décidé d’investir 115 millions de dirhams et d’employer plus de 2000 personnes dans une usine à Kénitra pour la production de sièges automobiles).
Le comité de veille stratégique (gouvernement/opérateur) est pour le moment en train de travailler pour mettre en place de nouvelles mesures à même de promouvoir la logistique, la formation et les exportations indirectes.

 
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